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blabla


 
 



1. La question angoissante du moment:

"Maman, chuis la princesse ou le prince charmant?"

Programmés depuis l’enfance, il semble que tous, filles et garçons, nous soyons à la recherche du prince charmant. Oui, je sais, les keums foufounophiles  me diront qu’ils cherchent une princesse, pas un prince. D’accord, mais c’est une princesse charmante qu’ils cherchent, pas Cendrillon ou la Belle Au Bois Dormant, je vais m'expliquer... Bon, on va garder le terme "princesse" et "prince charmant" pour la suite, sans que cela n’engage sur l’identité et l’orientation sexuelle de celui (celle) qui tient le rôle dans la vie réelle…

Dans les comptes de fées, le personnage central, c’est la princesse. C’est elle qu’on suit dans la forêt, ou quand elle est humiliée mortel et cruellement martyrisée par sa marâtre ou une sorcière. C’est à elle que finalement on s’identifie: on souffre avec elle, et finalement on partage son bonheur quand son prince vient la délivrer.
Je ne sais pas si vous avez remarqué comment tous les célibataires parlent de leur futur grand amour… on retrouve les thèmes de la princesse dans la galère mais qu’un prince cherche déjà, quelque part. De fait personne ne se pose la question de savoir si on ne se trompe pas lourdement en pensant qu’on est une princesse, alors qu’en fait il doit bien avoir une partie d’entre nous qui est désignée pour jouer le rôle, parfois ingrat, du prince. Second rôle, sans grande envergure, le prince n’est que l’outil de l’émancipation de la princesse, il la rend heureuse, lui fait des mioches, point.

Je commence à me dire qu’il faut certes espérer que mon prince un jour vienne me sauver sur son vélo blanc à rétro-pédalage acheté à un drogué, mais que je devrais aussi considérer le fait que je suis peut-être condamné à jouer le rôle du prince charmant et essayer de trouver cette charmante princesse, musclée et poilue, qui attend patiemment son heure dans la dark-room du Cockring. Va falloir que je repeigne mon vélo...
 
 
 
 

2. les vidéos du moment...

[tech]

Entre Indochine, Blur et Depeche Mode (en particulier pour le bridge, très « Master & Servant »), en ce moment je craque pour Eurodisco, un groupe apparemment très anglais. J’adore mais je ne sais pas si les foules sont prêtes, trop absorbées par la nouvelle copulation musicale entre Céline Fion et R Kelly. Priez sainte Rita, patronne des causes perdues, pour que ces deux monstres disparaissent et que tout le monde les déteste.

Le retour d’Inner City avec un remixe de « Good Life » nous donne un sacré coup de vieux, avec Kevin Sanderson en trentenaire bedonnant dans son salon avec cheminée en plastoc, et la chanteuse, carrément joufflue, qui essaie d’avoir l’air jeune en boite avec une perruque assez convenue. Le remixe est intéressant, très entrainant, vaguement hispanisant mais bien loin des expérimentations techno du début. Peut devenir un tube.

[zarbe]
La vidéo la plus zarbe du moment est de loin « Praise You » de FatBoySlim. Musique assez pourrie, genre sous-Air, et cette vidéo ! Un reportage amateur d’une performance dans un centre commercial du groupe de danse de la communauté de je ne sais plus quoi. Avec une chorégraphie euh, originale. A la fin de la vidéo, interviou du lideur du groupe, genre petit pédé qui s’investit dans la communauté. On hésite en éclat de rire et consternation. Si cette communauté existe vraiment, ça ferait longtemps que j’aurais poursuivi FatBoySlim en justice pour atteinte à l’image... La deuxième plus zarbe est celle, entrevue sur TV5 Europe, de Zazie. En gros, plan unique dans une cuisine branchouille où la demoiselle, visage dissimulé par un cache électronique garantissant son anonymat, chantonne pendant que son keum prépare le petit dège sur le tube fraichement intitulé « Tout le monde il est beau » (couplet : une liste de prénoms, refrain : tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil) et qui passe à la radio. J’adore.

Par contre une vidéo que je trouve super vulgaire : Club 54 avec toutes les divas pour follasses disco hyperficielles. Musique convenue et chiante, divas grossissantes qui changent de fringues (vulgaires) à chaque plan. J’avais vu le vinyle à San Francisco et je n’avais pas du tout accroché, mais alors avec cette vidéo, c’est vraiment le total beurk.
 

[coup de coeur space]
Le coup de cśur space du moment, c’est Busta Rhymes avec « Gimme some mo’ ». En gros une jolie maman (limite Blanche Neige blaque version cul) va voir son fils qui est tombé au pied d’un arbre et qui se transforme, devant sa mère terrorisée, en monstre bleu avec un grande langue rose, et se met à la poursuivre dans la maison. Le tout dans une esthétique très Tex Avery sous acide, avec Busta apparaissant dans les déguisement les plus sordides, du bandit mexicain avec gueune immense au bodybuildeur aux hypertrophies de mousse synthétique, en passant par l’homme d’affaire au cigare géant et la femme d’intérieure surmaquillée malgré la moustache. Le rap est hypervitaminé, à la limite des possibilités de l’articulation humaine, avec un échantillon de classique complètement à côté de la plaque. Divin.

[meufs]
Le truc qui passe beaucoup sur The Box, c’est Britney Spears avec « Baby one more try ». On dirait une vidéo chorégraphiée de Janet il y a dix ans, vous savez, celles dirigées par Paula Abdul, dont le dernier comeback a été un flop lamentable. En gros une Cheerleader fausse blonde avec une bouche immense fait danser tout le lycée dans le gymnase sur un tube bien calibré, qui reste bien dans la tête toute la journée. Si ça ne devient pas un tube les maisons de disques n’ont plus qu’à choisir leur tubes par amstramgram. Piquépic et colégram, amstramgram.

Et Sheryl Crow, avec « My favorite mistake », même si ça date un peu, nous a finalement pondu le tube gouin parfait. Video tchipos mais qui doit ravir nos copines goudous avec Sheryl pas maquillée, en marcel noir, mouvements lents et sourires volés. La version studio de la vidéo américaine de Texas (rappelez vous: touche-foufoune dans les herbes, avec papillons, fleurs et guitares), ciblant essentiellement un public boutche romantique. Et en plus c’est du rock. Si ça continue je vais finir par écouter son album, c’est dire si j’aime...

[sexe]
Un moment de bonheur télévisuel lundi 26 vers 23:00 sur TMF: Mental Theo, ex-DJ de happy hardcore (beurk !), par ailleurs très à mon goût, est dépassé par les évènements en direct : les deux pouffes de 2Unlimited qui ne répondent pas à ses questions mais lui passent la main sous le pull « ouh, il a plein de poils ! Et dans le dos ? ah non, y’en a pas dans le dos » Le Theo, un peu dépassé : « euh... », et une des deux « ce que j’aime c’est les plans à trois n’importe où, très spontanément » et lui monte dessus en enlevant son mini-ticheurte, alors que l’autre cherche à lui rouler une pelle. Et pouf ! ça a coupé, et on s’est tapé une vidéo de techno kreukreu merdique tourné dans un jardin avec une grosse boule brillante pour faire techno mais tous les Frantsouzes savent que c’est la Villette. Et après on a finalement vu Theo torse nu. Pas mal, mais j’ai vu mieux à la gym hier soir... Mais ça redevient intéressant quand ça tourne au plan domination avec raisins écrasés sur la gueule et banane dans le caleçon avec les deux cochonnes qui bavent des « lekker, hé ? » totalement hystériques, puis le déculottent et lui mettent une fessée bien énergique. Et on voit ses fesses. Bien rondes. Mmm... Finalement j’aime bien TMF. Essayez d’imaginer ça sur MTV...
 
 
 
 
 
3. flashback de la mort:
erasure...
groupe super boutche
 
 







Liza Starflash: "Je suis retournée sur ton site je suis très curieuse de ce que tu vas mettre dans blabla..."
L'autre jour, alors que j'avais la fièvre (la vraie), j’ai ré-écouté quelques compactes d’Erasure, histoire de me remettre au parfum. Mon Dieu ! 
J’ai commencé par « The Innocents », un album de 1988. Tout d’abord quelques bonnes chansons pop qui se tiennent (« A little respect » frôle la perfection), et puis pouf ! tout part de travers, avec des tentatives avortées de gospel, et une création d’inspiration romantico-moyenâgeuse, où le chanteur vocalise sur « mein Schatz, mein Herr » à grand renfort de choeurs délirants. Bon, me dis-je, erreur de jeunesse, passons.
Je suis donc passé à l’album suivant, « Wild ! » (1989). Couverture par Pierre et Gilles avec des fleurs qui volent et les deux compères en uniforme, sur-maquillés, genre armée soviétique ultra-idéalisée. A l’époque je m’étais dit que c’était la plus belle couverture jamais réalisée. Sans commentaire. Musicalement il est plus abouti, mais il semble aussi que les garçons soient allés plus loin dans leur délire : choeurs arabo-zarbis dans « Drama ! », parodie kitschissime de Madonna et sa Isla Bonita avec « La Gloria »... Extrait: Oh Suzi you’re shaking your red hair, Disco diva y flamenco chico, La bonita a la vista de un marinero, The men in la casa rosa they have a penchant for living, she’ll be dancing till the coca wears off tonight, Who’s a bad girl tonight. On a droit à nouveau à un essai romantico-renaissance un peu plus réussi, des tentatives high energy (re-extrait de « 2000 Miles » : you’ve been bitching on me for a while, say hey now baby don’t you cramp my style) et une redescente pénible dans une savane bleue !
Plus ça va, plus j’ai l’impression d’avoir été enrôlé malgré moi dans une secte de follasses adoratrices de nains de jardin avec ces deux albums. Tout ça pour dire que comparé à Andy Bell, le chanteur, la moindre crevette discoïde arrive à passer pour un robot viril ultra-boutche.
Un album que les fans (ouaouh, j’imagine les fans !) semblent considérer comme leur meilleur est celui qui a été appelé, avec beaucoup d’imagination, « Erasure » (1995). Le problème est que cette fois c’est Vince Clarke qui s’est lâché et nous a concocté des chansons interminables, avec parties méga-planantes et blip-blips en séquences prolongées. Quelques chansons sortent du lot, dont le superbe et merveilleux « Stay with me ». Il y a par ailleurs une invitée surprise en la personne de Diamanda Callas, qui braille comme un cochon qu’on égorge (c’est sa touche personnelle) sur quelques parties instrumentales bizarres. Autant les deux albums pré-cités semblaient cibler un public pouf-disco, autant celui-ci cherche à apprivoiser les pédés neurdes à tendance gauche alternative techno nourris très tôt à l’Oxygène d’un certain Jean-Michel J.... dont on taira le nom vu le caca qu’il nous fait depuis.

Comment ma mère pouvait être dans l’Ignorance alors que toute la journée j’écoutais ça en alternance avec les PetShopBoys ?
 
 
 
 
  


Pas assez d'erasure?
Visitez erasure:net, très joli,
ou bien le site officiel de MuteRecords.