psycho 2 feat. valerie h. bennett (as herself)

 je partage en ce moment un apparte avec ping et lewis (voir yeux), mais jusqu'à récemment j'ai vécu chez une folle finie, valerie. je ne suis pas passé loin de la dépression nerveuse. récits chronologiques issus de mes dna16*4 de l'époque.
 
 

12011999 Jusqu'à récement je vivais près de Haarlemmermeer Station, là où parraît-il les starlettes prennent le bus pour aller vers Hilversum et Bussum, où sont les studios télé et radio kreukreus. Jusqu'à présent je n'ai vu que des mémés fatigués....

Pour aller à mon boulot, juste à côté du quartier rouge, là où toutes les gardiennes d'arbre ont été mises en cage de verre, le teint cireux souligné par les traditionnels néons rouges, je passe par le Vondelpark. Toutes les vidéo techno tchipos kreukreues sont tournées là-bas. La dernière en date sous le pont, celle d'avant près du lac... Il paraît que la roseraie est un lieu de drague. Vu la température qui règne en ce moment sur Amsterdam, je ne vois pas qui se risque à sortir son donck sous la pluie glacée...

Ma chambre est assez laide (papier peint improbable, rideaux roses fatigué...), et en plus je dois me taper les inspections de ma propriétaire, que je vais haïr très bientôt. Et que j'inspecte la cuisine dix secondes après avoir cuisiné, et que je te dis que si Lolo ne fait pas la vaisselle il y aura des rats (ouais, c'est ça...), et que je te pompe l'air avec mes délire toute la soirée en disant "Laurent, you're a real friend, I'm really fond of you" et me dire une heure après que sa fille me déteste pour des choses que j'ai pas faites (elle lui a bobardé des trucs sur son chien qu'elle a mis à la fourrière apparement en me les mettant sur le dos) et qu'il faut que je parte...

"il faut qu'il parte!"

21031999 Un soir, j'étais crevé et j'essayais péniblement de m'endormir, mais des bruits de déménagement venant manifestement d'au dessus me déramgeaient. Après quelques hésitations je me décide à aller râler. Je frappe à la porte menant au dessus (où habite Andred, fille de la proprio, ainsi la proprio elle-même, même si officiellement Andred y vit seule). Rien. J'insiste "Andred!". Bon, elle m'ouvre. Je lui dit "tu pourrais garder ton déménagement pour plus tard s'il te plait? Je suis malade et crevé et avec le matelas ça résonne mortel". Elle me souffle un "OK" apeuré et remonte.
Bon, me dis-je, tant que je suis debout, je vais aller pisser, et je repasse devant la porte. J'entends alors des chuchotements. Curieux comme vous savez, je me mets à écouter. Et là...

La mère à sa fille: "mais non, Andred, il n'y a pas de bruit, c'est lui qui invente. Il doit entendre ça dans sa tête. Ou alors c'est pour t'embêter. C'est même clair. et on ne veut plus de lui ici, hien Andred? Oui, ma chérie, il doit partir, ça ne peut plus durer, il faut qu'il parte... je vais le faire partir, c'est lui la cause de tes problèmes"

Je ne vous raconte pas mon niveau d'adrénaline... J'ai eu l'impression d'être dans un film d'angoisse. Vous savez le moment où le héros réalise que ce n'était pas lui qui était parano, mais bien sa voisine qui était folle à lier, sachant que les scènes d'horreur peuvent alors arriver...

Et effectivement je me suis mis à passer en revue mes petites scènes de paranoïa, et maintenant j'ai peur... Non seulement la mère est folle, manipulatrice et mythomane à interner dès maintenant, mais la fille (celle qui est officiellement folle, toujours chez sa reum à 28 ans, et toujours "pure" pour la plus grande satisfaction de sa mère) est tellement abattue par les médocs qu'elle est son jouet préféré. Elle a dû lui bobarder de ces trucs sur moi, combien je lui en veut, que j'organise un complot à moi tout seul contre elle...
Et son imagination semble sans limite quand j'en juge à ce qu'elle m'a raconté comme délires...

Bon, j'ai de quoi raconter pendant des heures avec tout ce que je suis en train de réaliser, mais bon, vous avez quand même une bonne impression de ce qui se passe là-bas...

mytho?

25031999 Le jeudi suivant je dois voir mon psy. Je stresse un peu car il va se dire que je lui monte des bateaux gigantesques. Après Fabiola la Drag-queen psychopathe, ouaci Valerie le mythomane tueuse...

29031999 Avant hier ma proprio m'a dit "ben mardi je reprends le lit". Moi, un peu choqué (c'était au réveil), je ne dis rien. Hier je lui écris un mot pour lui demander de me laisser le lit, de toutes façons je m'en vais dans un mois et une copine doit venir me voir bientôt. Ce matin je suis à la bourre et elle me dit "faut qu'on parle de ton mot", ce qui veut dire "je vais encore te niquer ta race, tu vas voir".

Stressé, j'appelle chez elle vers midi. Elle: "Leon [elle a décrété que je m'appelais Léon, et apparement ça ne se discute pas], ça suffit, tu abuses, tu en veux toujours plus, ma fille [à qui appartient officiellement la maison] ne veut pas que tu reçoives qui que ce soit et si tu fais venir qui que ce soit son père te met à la porte". Je résume. "Si t'es pas content tire toi".
Moi, outré, je reste sans voix. Elle me racroche au nez.

Donc elle est totalement folle. Honnêtement, je pense qu'il est difficile de trouver un locataire plus facile que moi: je range tout le temps, je ne fais pas de bruit, jamais d'histoires, et j'ai déjà avalé quelques couleuvres (elle m'a changé de chambre, a décrété que c'était de ma faute si la facture de gaz était plus élevée, a pris le micro-ondes de la cuisine, puis mes rideaux, puis la commode, maintenant le lit)...
Je me sens comme quelqu'un qui vient d'être aggressé ou violé: je suis innocent, la violence tombe gratuitement sur moi, mais je ne peux pas m'empêcher de chercher mes fautes et de culpabiliser tant la violence semble grande au regard de mon innocence.
Je suis complêtement stressé, je n'ai pas faim, j'ai envie de pleurer. Je sais que c'est les symptômes du stress post-traumatique. Vous devez vous dire que je sur-réagis pour rien, mais moi je me sens violé dans mon intimité: elle abuse de moi, viole mon espace, me confisque mon lit (ultime refuge) et m'interdit une vie sociale chez moi.

le viol...

31031999 Hier soir quand je suis rentré chez moi le lit avait effectivement disparu. Les draps, coussins, oreillers et couettes avaient été jettés au sol et à la place du lit il y avait un vieux matelas crasseux dont même des SDF ne voudraient pas.

Réaction de Neal:
"And your landlady! What a megabitch from hell!  At least she'll never be happy, and at least you can walk away from her, whereas she's got to stay and live with herself."

C'est vrai.
J'ai appelé son ex mari hier car tout ça était soit disant en son nom. Il avait l'air sincèrement désolé. Il n'est pour rien dans l'affaire. Elle a l'habitude d'utiliser les gens les uns contre les autres malgré eux. Il a vécu tout cela puissance 10000. Elle lui a piqué sa maison et lui a fait apparement en voire de toutes les couleurs. Son conseil: "profil bas, ne parle avec elle que quand elle est d'excellente humeur et essaie de partir dès que tu peux".

J'en suis à souhaiter qu'il y ait un jugement dernier et qu'elle souffre vaiment beaucoup pour de vrai...


Je sais, c'est cliché, mais faut bien frapper les esprits, non?
Et puis c'est l'entrée de ma faculté, dans la Oude Hoogstraat.